La piscine au cinéma : un été au bord du cadre
L’été.
La chaleur.
Le bleu des bassins.
Au cinéma, la piscine revient souvent.
Comme un motif simple. Mais jamais neutre.
Piscine municipale, hôtel de luxe, camping, villa ou centre d’entraînement : chaque bassin raconte une histoire différente. Pour les vacances, voici quelques films à (re)découvrir, où les plongeons racontent bien plus que de simples baignades.
Plonger sans savoir où l’on va
Le Grand Bain de Gilles Lellouche
Des hommes ordinaires. Une piscine municipale.
Et l’idée étrange de se synchroniser pour tenir debout.
On rit. On chute. On recommence.
La Naissance des pieuvres de Céline Sciamma
Une piscine d’entraînement. Très blanche. Très stricte.
Et sous les gestes répétés : les premiers désirs.
Plongeons d’Axel Danielson, Maximilien Van Aertryck
Un plongeoir. Une hésitation.
Un instant suspendu avant le basculement.
L’Effet aquatique de Solveig Anspach
Apprendre à nager… même quand on croit savoir.
Une histoire d’amour en piscine municipale.
L’eau comme apprentissage, maladresse et rencontre.
Sous la surface
Swimming Pool de François Ozon
Une villa. Une piscine calme.
Et peu à peu : le doute.
A Bigger Splash de Jack Hazan
La piscine devient surface de création, prolongement du geste pictural.
Un espace où l’image flotte autant que les corps.
Somewhere de Sofia Coppola
Une piscine d’hôtel.
Des gestes répétés. Une vie qui tourne à vide.
Under the Silver Lake de David Robert Mitchell
Piscines de Los Angeles.
Fragments de mystère dans une ville où tout semble surface.
Love Me Tender d’Anna Cazenave Cambet
L’eau apparaît par touches.
Elle accompagne les corps, les silences et les éloignements.
Les étés qu’on n’oublie pas
Aftersun de Charlotte Wells
Une piscine, des jeux, des éclaboussures.
Et un souvenir qui se recompose autrement.
Call Me By Your Name de Luca Guadagnino
Des baignades. Des siestes.
Un été qui semble ne jamais finir.
À l’abordage de Guillaume Brac
Piscines de camping. Vacances improvisées.
Rencontres inattendues.
Youth de Paolo Sorrentino
Un hôtel de montagne. Une piscine intérieure.
Le temps qui passe lentement, presque immobile.
Enzo de Robin Campillo
Adolescence, tensions, apprentissages.
Le corps comme terrain de bascule.
Pourquoi la piscine ?
Parce qu’elle enlève les protections.
Parce qu’on y est visible.
Parce qu’elle impose un autre rythme.
Au cinéma, elle devient un lieu de passage.
Un endroit où quelque chose bascule.
Cet été, regardez les piscines autrement.
Elles racontent toujours une histoire.
Notre sélection estivale, en bref
- Pour rire : Le Grand Bain
- Pour l’émotion : Aftersun, Love Me Tender
- Pour la romance : L’Effet aquatique
- Pour un été italien : Call Me By Your Name
- Pour le suspense : Swimming Pool
- Pour l’image et l’art : A Bigger Splash
- Pour les premiers émois : La Naissance des pieuvres, Enzo
- Pour les vacances entre amis : À l’abordage
- Pour Los Angeles : Under the Silver Lake, Somewhere
Photo © Youth – Gianni Fiorito