Acap – pôle régional image

Pourquoi les artistes interviennent-ILS auprès des jeunes ?

Qu’ils soient réalisateurs, scénaristes, comédiens, tous œuvrent à nos côtés, chacun avec leur propre sensibilité, leur vécu, leur expérience et leurs compétences, à la rencontre des jeunes lors d’ateliers cinéma. Placée au cœur de notre action en matière d’éducation artistique, c’est sur « la découverte du geste artistique » que nous avons fait le choix de bâtir notre mission. Cap sur les raisons de l’engagement des créateurs et la richesse d’un travail au quotidien.

Une APPROCHE ÉDUCATIVE BASÉE SUR LA RENCONTRE AVEC L’ARTISTE

La pluralité des parcours, d’approches, de sensibilités, est pour nous primordiale et doit être défendue dans la rencontre avec les plus jeunes. Il est essentiel d’accompagner les jeunes citoyens de demain dans leur compréhension du processus de fabrication des images en mouvement et de ne pas limiter cette démarche d’ouverture des regards à une approche uniquement technique et dogmatique qui assimilerait l’éducation aux images à un enseignement traditionnel, avec ses doctrines et son programme selon un déroulement linéaire et reproductible. Inscrit au cœur de notre mission et de nos valeurs, chaque rencontre menée auprès des jeunes allie ainsi l’approche « éducative » du cinéma à la découverte et la rencontre du geste artistique. 

« On n’est pas simplement là pour transmettre aux jeunes une technique, on est aussi et surtout là pour leur donner envie de faire des choses, leur impulser un enthousiasme à découvrir une discipline artistique. (…) Les interventions des artistes ne reposent pas sur un programme prédéfini : chacun a une expérience singulière, un ressenti particulier. L’institutionnalisation des pratiques d’éducation à l’image risque de formater les propositions. » Mathieu Krim *

UNE RICHESSE ET UNE DIVERSITÉ DE TRAVAIL AU QUOTIDIEN 

Faire le choix de baser les projets éducatifs sur la rencontre, chaque fois unique, entre un artiste et les jeunes représente une double vertu : l’opportunité de faire découvrir aux publics ce qu’est le geste artistique, leur donner à voir des images et leur expliquer comment cela se construit, tout en soutenant parallèlement ces mêmes artistes dans leur démarche de création.

Collaborateur de longue date ou candidature spontanée, chaque intervenant est porteur d’une réflexion autour de l’éducation aux images et grâce à leur multiplicité d’approches et de contenus, ils garantissent la richesse de nos propositions au bénéfice des publics. Chaque relation se construit, au fur et à mesure, avec l’envie parfois d’évoluer dans le contenu de l’intervention et de se prêter au jeu de l’expérimentation. C’est ainsi qu’ont pu naitre des projets autour du numérique, de la VR, du pocket film… L’atelier devient alors un véritable laboratoire où chacun a sa place et apprend quelque chose.

LES RAISONS DE LEUR ENGAGEMENT
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« J’étais un enfant relativement timide, assez craintif du monde, et le cinéma a très tôt représenté pour moi un refuge, un endroit où je me sentais protégé, dans le noir. Le cinéma m’a véritablement donné accès au monde. (…) Et la rencontre avec des gens de théâtre venus présenter leur travail au sein de mon collège m’a beaucoup marqué. Je me souviens que cette expérience avait été pour moi une bouffée d’oxygène, un grand courant d’air. C’est en me rappelant l’impact qu’avait eu cette intervention sur moi qu’il m’a semblé important de m’investir dans ce type de démarche.»

Olivier Séror *
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« Quand je rencontre des jeunes, un de mes objectifs premiers est de leur faire prendre conscience qu’ils peuvent imaginer et fabriquer des choses par eux-mêmes, se servir de leur tête, de leurs mains, qu’ils ne sont pas simplement des consommateurs qui vont voir au cinéma les films qu’on leur dit de voir.»

Nicolas Bellanger *
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«Au départ, plusieurs choses me motivaient dans l’idée d’encadrer des ateliers de création avec des jeunes. La première était de pouvoir me situer dans une expérience de tournage, de fabrication avec un groupe de personnes sur leur propre projet : c’est une bonne occasion de se poser des questions de cinéma. Ma deuxième motivation était l’envie d’intéresser les jeunes au cinéma français, de leur faire découvrir les films de Doillon, de Pialat. (…) Par ailleurs, faire des ateliers te permet de garder les pieds sur terre. Le microcosme du cinéma parisien peut te couper de certaines réalités et je ne trouve pas cela sain du tout…»

Erika Haglund *
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Pour découvrir d’autres témoignages des créateurs avec lesquels nous travaillons, (re)découvrez notre publication Manifeste.

Des rencontres comme source d’inspiration pour leurs films…

Véritable laboratoire pour les jeunes, l’atelier se révèle, très souvent, être une source d’inspiration pour les artistes. Tel un vase communiquant, les jeunes sont tout autant enrichis qu’ils nourrissent le créateur. Celui-ci dans sa démarche de transmission se questionne sur son geste de création, sa démarche, sa mise en scène…

Erika Haglund, réalisatrice, scénariste, nous parle de son envie de raconter dans ses films l’histoire des personnes qu’elle a rencontrées lors des ateliers. 

« Les ateliers permettent de se confronter à des réalités différentes de notre quotidien. Dans ma propre création, c’est très enrichissant. (…) il m’arrive de faire des rencontres de personnes que j’ai envie de filmer. En l’occurrence, j’ai fait un film qui s’appelle Margarita, qui a pour personnages principaux des adolescents. Et pour la petite histoire, la comédienne principale du film est une jeune fille que j’ai rencontrée quand elle avait 14 ans dans un atelier vidéo. Elle m’avait marquée à cette époque-là, je l’avais trouvée d’une grande aisance, d’un grand naturel de jeu en face d’une caméra. » Erika Haglund *

Le moindre centime

Inspiré d’un atelier au centre social à Ham.

Ces enfants sur mon chemin

Inspiré d’un atelier avec une classe Ulis à Senlis.

Pierre Larose, réalisateur, témoigne sur son documentaire Bienvenue.

« Quel a été le point de départ du tournage de ce documentaire au sein du centre Coallia de Noyon ?
J’ai animé des ateliers cinéma dans le quartier Saint-Blaise de Noyon, en juillet 2015, avec l’Acap – pôle régional image. Des portraits ont été réalisés pendant une semaine de tournage auprès de jeunes du secteur et des migrants. J’avais été profondément touché par ces rencontres. Avec ma coréalisatrice, Marion Fromantin, nous avons eu envie de revenir pour tourner un film sur le parcours des demandeurs d’asile. » (
extrait Courrier Picard, 16/11/2017)

Bienvenue
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* Extraits du Manifeste, les éditions de l’Acap, collection traces, 2009.